Le système électrique du cœur coordonne la contraction de ses différentes parties, oreillettes et ventricules. Avec l’âge, mais aussi à la suite de diverses maladies du cœur, ce système électrique peut devenir défaillant et entraîner des pauses cardiaques provoquant malaises, ou brèves pertes de connaissance, ou battre trop lentement, entraînant une fatigabilité à l’effort.

Le pacemaker est un dispositif plus petit qu’une boite d’allumettes que l’on place sous la peau du thorax. Il détecte l’activité électrique du cœur et envoie des impulsions électriques s’il ne perçoit pas l’activité spontanée de l’oreillette ou du ventricule. Il est composé essentiellement d’une pile et d’une partie électronique sophistiquée qui permet de détecter les impulsions spontanées mais aussi de suivre le rythme et d’enregistrer les anomalies. Pour permettre cela, il est porteur d’une ou deux sondes qui sont introduites dans l’oreillette et/ou le ventricule droit via une veine (on n’ouvre pas le cœur, l’implantation du pacemaker n’est pas très invasive).

Un contrôle du pacemaker est réalisé généralement 2 fois par an. Un boitier est posé sur le thorax à l’endroit d’implantation du pacemaker ; il est relié à un programmateur qui lit les informations enregistrées durant 6 mois et qui permet de tester le bon fonctionnement du pace et des sondes. Grâce à ces informations, on peut adapter le traitement médicamenteux.

Les pacemakers sont souvent implantés pour traiter un rythme trop lent mais il en existe d’autres qui traitent les patients qui ont fait une mort subite ou dans certains cas de décompensation cardiaque.

Il existe 2 types de Holters: de fréquence cardiaque et de pression artérielle.

Le Holter de fréquence cardiaque: un petit appareil porté en collier (très léger) permet d’enregistrer l’électrocardiogramme de tous les battements pendant une période de 1 à 7 jours en fonction des nécessités. Il donne des informations sur la fréquence, sur la régularité, ou non du rythme, sur la survenue de ralentissements anormaux…

Le Holter de pression artérielle: un appareil raccordé à un brassard de tension gonfle environ toutes les
½ heure pour enregistrer la pression artérielle durant une journée et une nuit.
Il est très utile pour équilibrer le traitement, pour confirmer ou détecter des valeurs de tensions
anormales de jour ou de nuit.

L’ECG (ElectroCardioGramme) est une représentation graphique de l’activité électrique au niveau du cœur qui se présente sous la forme d’un tracé. Cet examen permet de compléter l’examen clinique du cœur. Il est indolore et sans danger. L’appareil comporte 10 petites électrodes qui font contact grâce à une petite succion (« machine à bisous »).

Il permet d’obtenir des informations sur la fréquence cardiaque, le rythme (régulier ou arythmie), sur la survenue antérieure ou actuelle d’infarctus….

L’électrocardiogramme à l’effort est aussi appelé « test d’effort ». Il renseigne sur la tolérance à l’effort, la tension artérielle durant l’effort… Les modifications de l’électro peuvent donner des informations sur une anomalie du flux dans les artères coronariennes à l’effort ou sur la survenue d’arythmie d’effort notamment.

L’échocardiographie est aussi appelée « échodoppler » ou échographie cardiaque.

Il s’agit d’une technique d’imagerie médicale indolore employant les ultrasons. Cet examen renseigne sur l’efficacité de la contraction du cœur, montre éventuellement des séquelles d’infarctus, permet de voir l’état des valves cardiaques, de suivre leur évolution…et bien d’autres choses encore.

On peut faire des échocardiographies à l’effort pour rechercher une souffrance du myocarde durant l’exercice ou des échographies transoesophagiennes pour voir des parties de près qu’on ne peut pas toujours atteindre par l’échocardiographie classique dite transthoracique (en regardant par l’extérieur du thorax) : ces examens, je les confie à mes collègues hospitaliers.